Quand nous avons commencé à discuter d'intelligence artificielle dans l'équipe, nous partions d'une idée assez banale : puisque tout le monde parle d'OCR et d'extraction automatique de PDF, autant en mettre sur la plateforme. Ça ferait un bullet point marketing supplémentaire, ça rassurerait les prospects, et voilà. Nous avions tort sur à peu près tout — y compris sur ce qu'il fallait construire.

Ce qui nous a fait changer d'avis, c'est d'avoir pris le temps de regarder. Pendant plusieurs mois, nous avons demandé à des formalistes — dans des cabinets d'avocats, des experts-comptables, des legal-ops d'ETI, des plateformes de création d'entreprise — de nous laisser assister à la préparation de leurs dossiers de constitution. Pas en entretien, pas en enquête en ligne : en vrai, à côté de leur écran, avec le chrono qui tourne.

Le temps ne se perd pas là où on croyait

La première surprise est venue vite. Nous étions convaincus que le gros morceau, c'était la saisie dans le Guichet Unique : taper la dénomination, la forme sociale, le capital, les associés, les parts. Et c'est vrai que c'est long. Mais sur les dossiers que nous avons chronométrés, ce n'est pas là que les minutes s'accumulaient le plus.

Le vrai temps mort, il est avant. Il est dans le va-et-vient entre le PDF des statuts ouvert dans un coin de l'écran et le formulaire dans l'autre. Il est dans les retours au paragraphe 4 pour vérifier si le capital est bien celui qu'on a retenu. Il est dans le coup de téléphone au client pour confirmer la date de clôture parce qu'une phrase ambiguë des statuts laisse deux interprétations. Il est dans la relecture, trois fois, du numéro de rue au siège pour être sûr qu'on n'a pas inversé deux chiffres.

Les formalistes ne sont pas lents à taper. Ils sont extrêmement rapides. Ce qui les ralentit, c'est la charge cognitive de devoir tenir en tête, en parallèle, un document juridique et un formulaire administratif.

Autrement dit : un bon formaliste ne tape pas un dossier, il le traduit. Il prend un texte juridique rédigé par un avocat ou un notaire, et il le recode dans le langage normalisé du Guichet Unique. Cette traduction est un travail cognitif réel, et c'est lui qui fatigue à la fin de la journée. Pas les touches du clavier.

Une IA générique ne fait pas le travail

Nous avons testé, comme tout le monde, les grands modèles disponibles sur le marché. Les résultats bruts semblaient impressionnants : un modèle généraliste arrive à extraire d'un PDF de statuts la plupart des informations évidentes — nom, forme, capital, siège. Mais quand on rentre dans le détail, les erreurs commencent.

Un modèle généraliste ne sait pas que dans une SCI familiale, la mention « apport en nature » peut cacher un régime de démembrement qui changera le traitement fiscal. Il ne sait pas qu'une clause « à l'unanimité des associés » pour la cession de parts n'a pas le même poids qu'une clause « à la majorité des deux tiers » au moment de remplir le champ correspondant au Guichet Unique. Il confond un gérant statutaire avec un gérant désigné par AGE. Il rate les ambiguïtés qu'un formaliste humain aurait repérées en trente secondes de lecture.

Ces erreurs-là ne se voient pas à la démo. Elles se voient trois semaines plus tard, quand l'INPI renvoie le dossier pour complément, ou pire, quand le client s'en aperçoit à la première assemblée. C'est à ce moment qu'on perd beaucoup plus de temps qu'on n'en avait gagné.

Ce que nous avons choisi de construire, et ce que nous avons écarté

Nous avons donc pris un chemin différent. Plutôt que de brancher un modèle généraliste sur un flux de PDF, nous avons entraîné un système spécifiquement sur le corpus du droit des sociétés français : statuts réels (anonymisés), actes constitutifs, PV d'assemblée, et toute la variété de formulations que notre métier connaît. Le résultat n'est pas un outil qui "comprend le français". C'est un outil qui comprend le langage particulier des formalistes.

Nous avons aussi pris deux décisions qui nous ont ralentis et que nous ne regrettons pas.

La première : l'humain garde toujours la main. Notre Assistant IA ne transmet jamais un dossier au Guichet Unique. Il pré-remplit, il signale les points d'attention, il marque les zones où il a dû interpréter — et il rend la main au formaliste, qui valide ou corrige. Cela fait perdre quelques minutes de supposée "automatisation", mais cela garantit que le métier reste maître de ce qu'il envoie à l'administration. Et honnêtement, aucun professionnel sérieux ne veut qu'il en soit autrement.

La seconde : tout se passe en Europe. Les statuts que nos utilisateurs chargent sur la plateforme sont des documents sensibles — identité des associés, situations familiales, montages patrimoniaux. Nous avons refusé de les faire transiter par des API américaines ou asiatiques, même si c'était techniquement plus simple et moins cher. L'infrastructure est chez nous, les traitements aussi. Cela change beaucoup de choses en matière de RGPD et de secret professionnel, et c'est ce qui nous a permis de convaincre les premiers cabinets qui nous ont fait confiance.

Ce que dit la réalité terrain après les premiers dossiers

Les retours des cabinets qui ont testé l'Assistant IA en avant-première convergent sur un point : ce n'est pas tant le gain de temps brut qui compte — même s'il est réel —, c'est la réduction de la fatigue mentale. Un formaliste peut traiter plus de dossiers dans la journée parce qu'il a gardé son énergie pour les vrais arbitrages, pas pour le copier-coller.

C'est exactement l'effet que nous cherchions.

Ce qu'il reste à faire

Nous ouvrons aujourd'hui l'Assistant IA sur le périmètre qui représente le plus gros volume et la plus grosse charge : les statuts de constitution — SARL, SAS, SASU, SCI, EURL. C'est ce que nos utilisateurs nous demandent en premier et c'est là que le gain est le plus spectaculaire.

Ensuite viendront les procès-verbaux d'AGE pour les formalités de modification, puis, progressivement, les autres types de dossiers. Nous ne voulons pas tout ouvrir d'un coup : chaque nouveau type de document demande un travail d'entraînement et de validation qui ne se bâcle pas. Nous préférons livrer moins mais bien.

Si vous voulez vous faire une idée par vous-même plutôt que de nous croire sur parole, nous offrons 10 dossiers de constitution à tous les cabinets qui nous le demandent pendant la période de lancement. Pas d'engagement, pas de carte bancaire. Vous testez dans vos conditions réelles, vous regardez combien de temps vous gagnez sur vos propres dossiers, et vous décidez ensuite. C'est la seule manière honnête d'en juger.

Pour en discuter ou activer votre accès, contactez-nous via le formulaire ou directement à formalités-gu@demat-facile.com. Nous organisons une démonstration courte (15 minutes en visio), puis nous ouvrons vos 10 dossiers dans la foulée.

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